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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 15:55

 

Un peu de répit pour Sealinx

 

 

 

 

Le tribunal de commerce de  Nanterre  a statué hier sur le sort de l'équipementier automobile Seanlinx, installé à Charleval, dans l'Eure. Il a enregistré la mise en cessation de paiement de l'entreprise employant encore 730 salariés (1800 il y a dix ans). Mais le tribunal a préféré la placer d'abord en redressement judiciaire plutôt que de décider, dès maintenant,d'une liquidation immédiate.

Concrètement, cela signifie que les salariés ont obtenu un répit. De six mois. Durée durant laquelle deux administrateurs du tribunal co-administreront l'entreprise aux côtés de l'actuelle direction. Six mois pour espérer relancer l'entreprise dont le sort dépend grandement des commandes de ses donneurs d'ordres : Renault et Peugeot essentiellement, qui, de leur côté, prévoient des restructurations et des coupes sombres dans leur main-d'oeuvre. En cas de statu-quo, cette co-administration pourrait être renouvelée de nouveau deux fois pour six mois. Au-delà, si la situation ne s'améliorait pas, ce serait la liquidation totale et définitive de l'entreprise et des 730 salariés.

Pour certains, l'affaire semblerait déjà pliée. Ainsi Franck Gilard, député UMP de la circonscription qui, interrogé par le Paris-Normandie du 8 décembre, réfléchit déjà à un "repreneur solide et sérieux, avec un projet industriel".

Sealinx pour se sauver ne devrait-elle pas plutôt penser à sortir d'u monde automobile en crise et entrevoir de poursuivre sa production de caoutchouc à destination d'autres secteurs? Olivier Martin, responsable de la "Coordination démocratique des travailleurs", demeure sceptique : "on a essayé d'obtenir des marchés avec la SNCF et Aérospatial, mais ils sont détenus par le puissant Hutchinson. On pourrait essayer aussi d'obtenir des marchés ailleurs, comme dans la fabrication de caoutchouc pour l'éléctro-ménager, mais tout est fabriqué en Chine à des prix impossibles à tenir en France", déplore le syndicaliste.

Pourtant, la balle demeure toujours dans le camp des donneurs d'ordres qui font le pluie et le beau temps sur le travail donné à leurs prestataires comme Sealinx."Le scénic est fabriqué à Douai, à trois heures de Charleval , mais les joints, eux, sont fabriqués en Turquie, alors que notre direction nous affirme que leur production ne couterait pas plus chère à Renault si elle était faite à Charleval", affirme le syndicaliste.

La réponse est donc aussi politique, car l'Etat est toujours actionnaire du constructeur et il a mis aussi beaucoup d'argent dans les comptes de l'entreprise Sealinx pour tenter de la sauver. A commencer par le paiement du chômage partiel qui se poursuit. Chaque vendredi, les salariés sont mis au courant des jours de travail de la semaine suivante : un à deux jours chômés généralement par semaine.  "De ce côté là, on s'en sort pas trop mal", affirme Olivier Martin, "car on perçoit 75% du salaire brut, ce qui correspond à 95 % du salaire net".

Frédéric SEAUX

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Published by frederic seaux - dans emploi
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