Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 12:25

Article paru dans le Journal d’Elbeuf le mardi 7 juin 2011

 

Pascal Morel à visage découvert

 

 

Pascal Morel est devenu le 7 mai dernier le nouveau secrétaire général de la CGT de Renault Cléon. Rien d’étonnant au vu du parcours de ce militant cégétiste dont la culture familiale aurait pu le mener vers d’autres… cieux !

 

 

Pour Pascal Morel se battre pour la retraite à 60 ans estPascal Morel aura 49 ans cette année. Il est né à Elbeuf en 1962 dans une famille ouvrière et catholique pratiquante. Enfin surtout son père, aujourd’hui décédé, « qui a voué toute sa vie à l’église » et qui sera sacristin à Orival, prévient immédiatement Pascal Morel dès le début de l’interview, comme pour bien marquer sa différence. Car s’il n’a aucun regret sur la culture familiale qui lui a été transmise, il tient à ce que les choses soit claires : très vite le futur secrétaire général de la CGT Cléon prendra « la tangente » avec l’église dès la majorité atteinte et le service militaire effectué. Mais auparavant Pascal Morel aura longtemps officié comme enfant de chœur, puis comme organiste lors des messes. « Je gagnais quelques pièces et ça me permettait d’avoir un peu d’argent de poche surtout quand j’étais à l’armée », confie celui qui reconnaît qu’il le faisait aussi par respect pour son père.

Don Camillo contre Peppone

Néanmoins les tensions, entre le père catholique pratiquant et le fils qui s’ouvrait petit à petit aux idées communistes, étaient monnaie courante. « Moi je lisais l’Huma et mon père lisait la Croix », se souvient-t-il. Si les deux journaux sont alors loin d’être aussi opposés qu’on veut bien le prétendre, les deux hommes s’en servent comme arme idéologique où tous les coups sont permis, même si finalement beaucoup d’amour existait entre le père et son fils. « Un jour, raconte Pascal, je ne pouvais pas me déplacer car je m’étais blessé en jouant au football. J’ai alors demandé à mon père d’aller m’acheter l’Huma. Il m’a répondu : « tu demanderas à Georges Marchais ». A la maison ça faisait un peu Don Camillo contre Peppone », sourit celui pour lequel la mort de son père, en mars 2010, résonne encore douloureusement dans son cœur et dans sa tête. Mais l’homme au physique d’athlète ne veut rien laisser paraître.  Pascal Morel est un meneur d’hommes qui ne doit pas se laisser attendrir. Rien d’étonnant alors que l’homme joue au poste de stoppeur au football, poste charnière où il a un œil sur ses défenseurs, et qu’il ait été élu secrétaire général de la CGT à Renault Cléon. Poste à responsabilités où la confiance de ses troupes est cruciale.

Pascal-Morel-au-milieu-de-ses-troupes-elues-CGT-chez-renau.JPGAdhésion à la CGT en 1983

Lui qui aurait pu suivre les traces militantes de son père, choisit finalement d’adhérer à la CGT en 1983, deux après être entré chez Renault Cléon.  « En sortant de l’armée où je n’avais rien appris, à part la vie en communauté et où j’ai souvent eu des sanctions parce que je la ramenais trop, j’ai postulé chez Renault qui venait de passer des accords avec le gouvernement pour embaucher, après les luttes sociales de 1978 », explique-t-il. C’était alors le bon temps ou l’Etat avait encore un rôle majeur au sein de l’entreprise au losange. Auparavant, Pascal, sorti de l’école en 1977, avec seulement le BEPC, avait multiplié les petits boulots de manœuvre. A l’époque le chômage progresse rapidement et le travail commence à se faire déjà rare. Rentrer chez Renault est alors une opportunité que Pascal, qui aime les voitures, ne laisse pas passer. « J’aurais pu rentrer chez Rhône-Poulenc à Saint-Aubin-lès-Elbeuf où travaillait mon père, mais je ne suis pas allé à l’entretien d’embauche. Mon père s’est fait engueuler par le chef du personnel et bien sûr, il m’a passé un savon le soir à la maison. Mais il avait raison, j’aurais dû appeler l’entreprise pour dire que je n’étais pas intéressé par un emploi dans l’industrie chimique ».

Une élection logique

Petit à petit l’oiseau fait son nid. Pourtant Pascal a bien failli quitter Renault deux ans après son entrée. « J’étais à la manutention et je ne voyais aucune perspective d’avenir ». Mais comme Pascal n’est pas du genre à se taire, la CGT le remarque et sent le bon coup à jouer avec ce jeune homme qui lit beaucoup, au-delà de la seule presse de gauche. Et en 1983, tout juste syndiqué, Pascal est élu délégué CGT au CHSCT. Il a 21 ans. Dans la foulée, il adhère au PCF, qu’il quittera en 1994 ne supportant pas que « le parti abandonne la lutte des classes et devienne un parti d élus ». Cela fait dix-sept ans, mais Pascal ne semble toujours pas avoir digéré cette rupture avec sa famille politique. L’homme est entier et supporte peu le compromis.

Direct et frontal

Il n’aime ni les moutons qui suivent bêtement sans réfléchir et encore moins ceux qui prétendre résoudre les problèmes avec des pansements. L’homme est direct, frontal, excessif diront peut-être certains. Mais Pascal Morel est ainsi et il ne laisse pas indifférent. L’injustice le révolte. Pour tenter de la combattre, Pascal gravit les échelons du syndicat : secrétaire du CHSCT, délégué du personnel, élu au comité d’entreprise… . Lui qui a toujours été davantage le premier des guignols que le premier de la classe, rattrape son retard grâce aux formations internes du syndicat et du parti communiste.

Elu aujourd’hui secrétaire général de la CGT de Renault et de la fonderie de Cléon, Pascal Morel entend bien travailler avec l’ensemble du secrétariat syndical. Car s’il reconnaît que son élection est « logique » au vu de son parcours, hors de question pour autant d’en faire une fin en soi, un aboutissement. Il compte bien utiliser son mandat pour renfoncer encore davantage la CGT et gagner des prochaines batailles sociales. « Et après ? », ose-t-on lui demander. « Je n’en sais rien. Je pense que je me consacrerai au monde associatif ». Pascal a été dans un passé récent vice-président du club des vétérans de club de football de Sotteville-lès-Rouen, après avoir joué longtemps à Thuit-Signol, tout en habitant dès 1972 à la Saussaye, puis à Freneuse où il part rejoindre des amis.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ceux qui rêvent de le voir se taire peuvent toujours aller brûler un cierge à l’église. Ils seront au moins certains de ne pas l’y rencontrer.

Frédéric SEAUX

 

Repères

Né à Elbeuf le 15 septembre 1962

Vie maritale

1972 : habite à la Saussaye

1974 : débute le football à 14 ans à Thuit Signol

BEPC en 1977 obtenu grâce à ses bonnes notes.

1978 : Quitte son BEP d’agent administratif au lycée Fernand Buisson d’Elbeuf au bout d’un an.

1980 : Armée à Sissonne dans l’Aisne.

1981 : Rentre chez Renault Cléon

1983 : Adhère à la CGT et est élu au CHSCT

1994 : Quitte le PCF

2005-2007 : Président du club de football vétéran de Sotteville-lès-Rouen

2007-2011 : Vice président du club

Mars 2010 : Décès de son père

7 mai 2011 : Elu secrétaire général CGT de Renault Cléon.

 

 

LE QUESTIONNAIRE DE PROUST de Pascal Morel

 

- Quel est pour vous le comble de la misère ?

L’extrême solitude, l’exclusion

- Votre idéal de bonheur terrestre ?

L’équité, la paix, la quiétude

- Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence ?

Si je suis indulgent, alors la faute n’est pas une faute

- Quel est votre personnage historique favori ?

CHE GEVARA

- Vos héros favoris ?

LOUISE MICHEL, MANOUKIAN et ses hommes, TOUS LES RESISTANTS  passés et présents et futurs.

 ROBIN DES BOIS  DANS LA LITTERATURE

- Votre peintre favori ?

AMEDO MODIGLIANI

- Votre musicien favori ?

MOZART, BRASSENS, U2 , TIKEN JAH FAKOLY

- Votre qualité préférée chez l'homme ?

L’authenticité

- Votre qualité préférée chez la femme ?

Un savant mélange  de douceur, de fragilité, de sensibilité et de force

- Quelle est votre vertu préférée ?

L’élégance de l’ÊTRE

- Votre occupation préférée ?

Rassembler, construire avec les autres pour un  demain meilleur

- Qui auriez-vous aimé être ?

Un autre sans aucun doute

- Le principal trait de votre caractère ?

La pugnacité

- Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

leur côté vrai, leur authenticité,  du coup leurs défauts et leurs qualités

- Quel est votre principal défaut ?

l’entêtement

- Votre rêve de bonheur ?

De ne pas le chercher mais de savoir le reconnaître

- Quel serait votre plus grand malheur ?

La résignation

- Le pays où vous désireriez vivre ?

Partout où il fait bon vivre et où l’exploitation de l’homme par l’homme n’existerait plus

- La couleur que vous préférez ?

Le rouge :  vif , éclatant, pourpre, vermillon, métallique

- La fleur que vous aimez ?

L’éphémère coquelicot

 

- L'oiseau que vous préférez ?

La mésange pour sa grâce

- Quels sont vos auteurs favoris ?

ZOLA ,MOLIERE , ARAGON ,FRED VARGAS, STEPHEN KING ,PASCAL ACOT ET la PLUME  POLITIQUE DE MICHEL BARRIERE

- Ce que vous détestez par dessus tout ?

L’INJUSTICE  SOCIALE ET LA RESIGNATION

- Le fait politique que vous admirez le plus ?

Le combat de MELSON MANDELA   LA FIN DE L’APARTHEID

- Le don de la nature que vous voudriez avoir ?

Le don d’ubiquité, il y a tellement d’urgences !!!

- Comment aimeriez vous mourir ?

Debout, vivant et surtout de plaisir !

- Quel est l'état présent de votre esprit ?

L’indignation, l’ulcération, l’exaspération du pouvoir  et du système capitaliste.

-         Votre devise ?

Celle d’ÉRASME «  On ne doit être asservi à l’autorité de personne si l’on s’occupe de la vérité »

 

Repost 0
Published by frederic seaux
commenter cet article
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 19:04

 

Thomas Guilbert, journaliste au Journal d'Elbeuf m'a interrogé mercredi à propos de mon livre sur la loi de 1884 qui a légalisé les syndicats en France

L'article est paru dans l'édition du vendredi 3 juin 2011.

Vous pouvez le lire sur ce blog, ci-dessous.

 

Et rappelez-vous : Le livre ne coûte que 6 euros et vous pouvez toujours le commander  en m'envoyant un chèque, libellé au nom des éditions COGITO ergo sum, 23 cité Leverdier 76350 Oissel.

A bientôt donc.

Fred. Seaux

livre sur les syndicats journal d'Elbeuf 3 juin 2011

Repost 0
Published by frederic seaux
commenter cet article
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 21:10
Je suis l'invité vendredi 3 juin 2011 à 7h20 sur RCF Haute-Normandie de l'émission "l'invité de la semaine". A cette occasion, je reviendrai sur le livre que je viens d'écrire et qui s'intitule, La légalisation des syndicats. Une loi de 1884 avant tout "républicaine" (6 euros).
Mercredi 1er juin, dans le journal de 8h, Bruno Morice évoquera également mon livre en reprenant quelques extraits de l'émission qui a été enregistrée ce matin lundi 30 mai.
 
Bonne écoute !
 
Frédéric SEAUX
 
RCF Rouen : 88.1; Dieppe : 87.7; Le Havre : 88.2; Neufchatel : 103.0; Yvetot : 106.5
 
Vous pouvez commander cet ouvrage directement auprès des éditions COGITO : 23 cité Leverdier 76350 Oissel
Repost 0
Published by frederic seaux
commenter cet article
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 19:31

 

RENCONTRE Responsable départemental d’ADOT 76

 

Le cœur de Gérard Gausset

 n’est pas à prendre, et pourtant…

 

 A 65 ans, Gérard Gausset est ce qu’on peut appeler un homme heureux. Pourtant, sa vie a littéralement basculé en 2004. Depuis, l’homme ne cesse de rendre ce qu’autrui lui a donné.

 

 En 2004, cet ancien contrôleur de gestion chez Renault apprend que sa maladie génétique et héréditaire des reins, qui évoluait alors lentement depuis près de trente ans, a soudain pris une ampleur inquiétante. Au point de devoir subir une dialyse de quatre heures par jour, trois fois par semaine, en attendant une hypothétique greffe. « La dialyse mène votre vie », explique aujourd’hui froidement Gérard Gausset qui, par pudeur, ne s’étend pas sur les moments difficiles et douloureux qu’il a dû vivre. Heureusement ses proches sont là, ses enfants, et son épouse, Christiane, qu’il a rencontré à 21 ans. Le coup de foudre est suivi d’un mariage dix mois après. Rapidement, celle-ci lui transmet sa foi catholique et son engagement religieux.

Gerard-Gausset-1-copie-1.JPGOn est en 1968, à une époque ou être « catho », comme on dit, n’est plus très à la mode. Mais l’église aussi a fait sa révolution. Les réformes de Vatican II bouleversent les pratiques religieuses des catholiques. Gérard Gausset adhère à ce tournant historique. Sa foi a, par la suite, toujours fait partie de sa vie et de son couple qui s’engage au sein de son église. Gérard ne compte pas ses heures de dévotion et de dévouement au service des autres.

Une foi importante

Et sa foi a sans doute joué un grand rôle dans le combat difficile mais gagnant qu’il a mené contre la maladie. « La chance aussi » insiste-t-il. Oui, parce que Gérard Gausset subit une greffe en 2005, un an seulement après le début de son traitement, alors que l’attente est en moyenne de trois ans et demi. « Deux cent vingt personnes en moyenne meurent chaque année en France, faute d’obtenir une greffe à temps », poursuit Gérard, conscient que sans cette greffe, il aurait pu faire partie de cette liste. Alors il sourit à la vie. « Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues » dit l’adage qu’il pourrait allègrement s’attribuer, tant sa vie est aujourd’hui alimentée par son désir ardent de faire bouger les mentalités sur le don d’organes, de tissus et de moelle osseuse.

Lui qui a reçu une greffe de rein veut alors s’engager, dès sa convalescence terminée. « J’avais reçu un tel cadeau, le plus beau certainement, que c’était plus fort que moi, je devais m’engager », assure-t-il.  Il contacte alors, via internet, une association de dialysés.

Le don d’organes

Mais ce n’est pas suffisant. Il ne veut pas seulement accompagner les malades, il veut travailler à une révolution (une autre !) des esprits. Gérard Gausset poursuit alors ses recherches et rencontre l’association France ADOT, association reconnue d’utilité publique. Composée de fédérations départementales, sa mission consiste à informer et à sensibiliser sur la cause du don d'organes, de tissus et de moelle osseuse, afin que la population prenne position sur cette question, en incitant évidemment chacun d’entre-nous à se porter volontaire. A l’époque, il n’y a pas de fédération en Seine-Maritime. Qu’à cela ne tienne, Gérard Gausset en prend les commandes. Aujourd’hui, le président de la fédération multiplie les kilomètres pour tenter de sensibiliser et de convaincre la population du département, à commencer par la jeune génération qu’il rencontre au sein des établissements scolaires et dans les universités. Mais il faut bien reconnaître que les mentalités évoluent lentement, trop lentement, au regard des besoins criants : parce que même si l’année 2010 fut celle du plus grand nombre de greffes depuis cinq ans, près de 15 000 personnes sont chaque année en attente d’un don d’organes. « Un chiffre qui s’accroît de 500 à 600 tous les ans », se désole Gérard Gausset qui pourtant ne ménage pas ses efforts. Quant aux dons de moelle osseuse, il en a manqué 50 000 en 2010 pour répondre à seulement 50% des besoins.

Pour Gérard Gausset, les explications sont nombreuses. En tout cas, ce qu’il sait, c’est que les établissements scolaires font figurent de cancres. Rares sont en effet ceux qui répondent favorablement à une de ses demandes d’intervention auprès des élèves. Moins de frilosité parmi les églises monothéistes par contre qui, il est vrai, se sont toutes prononcées en faveur de ces dons. Mais pas question pour le responsable seinomarin de se contenter des terrains conquis ou gagnés d’avance. Lui qui n’a jamais baissé les bras devant la maladie n’entend pas les baisser maintenant devant la frilosité de certaines institutions, alors que les besoins n’ont jamais été aussi importants.

Des vies en jeu

Il relance constamment ses interlocuteurs, tient des stands avec son épouse à l’occasion de manifestations aussi diverses que variées. Des vies sont en jeu, et pour le laïque et le croyant qu’il est, rien n’est plus important à ses yeux.

Et comme si son engagement au sein de l’ADOT ne suffisait pas à combler son besoin de servir et d’aider son prochain, Gérard a intégré récemment le Rotary Elbeuf-drapière. « En décembre, on a remis cent quatre-vingt colis au resto du cœur en faveur des familles monoparentales et on a remis un chèque important à l’association « Envie » qui fait réparer de l’électroménager par des personnes en réinsertion », explique, toujours humblement cet homme constamment à la recherche du bonheur d’autrui.

Il y a six ans, Gérard Gausset recevait un rein qui lui a sauvé la vie. Il faut dire que depuis des décennies l’homme donne son coeur. Juste récompense non ?

Frédéric SEAUX

Repères

65 ans

Catholique

Ancien contrôleur de gestion chez Renault à Paris

Mariage avec Christiane en juillet 1968 à l’âge de 21 ans dix mois seulement après leur rencontre

Vient habiter à Elbeuf en 1970

Commence une dialyse en 2004

Il reçoit une greffe de rein en 2005

Président de l’ADOT 76 depuis 2009

Membre du Rotary-Elbeuf-Drapière

22 juin 2011 : onzième journée nationale du don d’organes

 

Légende de la photo : Gérard Gausset tente de sensibiliser les jeunes aux dons d’organes

Repost 0
Published by frederic seaux - dans portrait
commenter cet article
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 06:55

 

Futurs profs, Chatel corrige sa copie au minimum

Laurent Mouloud, L’Humanité, 24 mai 2011

 

Le ministre Luc Chatel a annoncé hier la création, à la rentrée prochaine, de « masters en alternance  » afin d’améliorer le volet professionnel de la réforme très critiquée de la formation des maîtres.

 

Les syndicats réclamaient une « remise à plat  ». Finalement, la très contestée réforme de la formation des enseignants ne fera l’objet que de quelques « améliorations  » à la rentrée prochaine, que le ministre Luc Chatel a présentées hier. Principale annonce  : la création de « masters en alternance  », censés renforcer la formation professionnelle des futurs profs.

Mis en place depuis septembre, la réforme dite de «  mastérisation  » a élevé le niveau de recrutement de tous les enseignants à master 2 (bac + 5) et confié leur formation aux universités. Problème  : les masters proposés sont moins axés sur la pratique que ne l’était la formation en IUFM. Et beaucoup de nouveaux profs sont arrivés en septembre devant les élèves sans aucune expérience d’une classe. En janvier, Sarkozy, lui-même, a demandé des « ajustements ».

Le master en alternance présenté hier permettra, cette fois, aux étudiants de signer dès la quatrième année d’études (master 1) un contrat d’enseignement de trois à six heures par semaine, ou bien d’occuper un poste d’assistant pédagogique à mi-temps, parallèlement à leur formation universitaire. Les deux seront rémunérés  : de 3 000  à 6 000 euros par an dans le premier cas  ; 560  euros par mois dans le second.

Le dispositif, lancé dans une trentaine d’universités, ne concernera pour l’instant que « quelques centaines d’étudiants  » choisis «  sur des critères académiques et sociaux ». Sans plus de précision. Même flou quant à la nature des stages proposés en alternance. Serviront-ils à une vraie formation ou seront-ils là pour remplacer des titulaires à moindres frais  ?

Reste, enfin, la situation des professeurs stagiaires, lauréats des concours. Hier, Luc Chatel a affirmé que tous seront affectés à « des postes fixes à temps complet » à la rentrée prochaine, alors que beaucoup étaient cette année remplaçants. Bizarre  : la circulaire du 19  mai est moins affirmative, prenant soin d’ajouter  : « Dans toute la mesure du possible… » Elle révèle – ce que Luc Chatel n’a pas dit hier – que les profs stagiaires ne bénéficieront plus, cette année, du dispositif qui les plaçait en binômes, avec un maître formateur, jusqu’à la Toussaint. « Une entrée dans le métier sans filet », s’agace le SNUipp-FSU qui continue de réclamer « l’abandon de la réforme ».

Les maires veulent des profs

La très puissante Association des maires de France (AMF) 
a réclamé hier au ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, l’arrêt des suppressions de postes dans le primaire. Le président de l’AMF, Jacques Pélissard (UMP), va saisir le gouvernement pour « contester la méthode d’élaboration de la carte scolaire 2011 et demander qu’une analyse objective des besoins scolaires soit effectuée préalablement à toute décision de réduction d’effectifs  ». Le bureau de l’AMF demande également « de clarifier le concept ‘‘d’environnement social défavorisé’’ ouvrant droit 
à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans  ». Cette dernière est en chute libre depuis une dizaine d’années. Le ministère 
de l’Éducation nationale prévoit la suppression de 8 967 postes d’enseignants du premier degré en septembre, entraînant 
la disparition de 1 500 classes.

Laurent Mouloud

Repost 0
Published by frederic seaux - dans éducation nationale
commenter cet article
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:18

Tout le monde ne parle que de cela en ce moment. Pas une journée, sans que quelqu'un ne vous dise : t'es au courant?  Tu crois que c'est vrai, penses-tu qu'il va arriver à prouver que ce qu'il écrit est vrai?

 

Bref, face à ses interrogations, ces angoisses insupportables de nombreuses personnes, j'ai décidé d'agir et de vous informer sur cet énorme sujet d'actualité.

  

Quoi l'affaire DSK ? Ah non pas du tout ! Moi je parlais du premier livre des éditions GOGITO ergo sum, du livre de Frédéric SEAUX, intitulé, La légalisation des syndicats. Une loi de 1884 avant tout "républicaine".

  

Comme je sais que vous voulez en savoir plus sur ce livre, je vous offre les premières pages du livre.

  

Sympathiques les éditions COGITO non?

  

Je vous rappelle son prix : 6 euros seulement à commander aux Editions COGITO ergo sum, 23 cité Leverdier 76350 Oissel

  

A bientôt donc ?!

  

  

  

  

 

INTRODUCTION

 

Nature de la source

 

Ce texte législatif est promulgué le 21 mars 1884, après huit années de longs et âpres débats et combats parlementaires. Cette loi relative à la création des syndicats professionnels est un texte clair et court puisqu’il ne contient que dix articles. Son application est rendue officielle dès le 22 mars 1884, lors de sa publication dans le Journal Officiel.

 

L’auteur de la loi

 

C’est Pierre Waldeck Rousseau qui, en qualité de Ministre de l’Intérieur, le 21 mars 1884, est officiellement l’auteur de cette loi sous le 2nd ministère Ferry. Né à Nantes en 1846, il est, au moment de sa publication, un homme politique reconnu puisqu’il a déjà été ministre de l’Intérieur de 1881 à 1882 ; poste qu’il occupera ensuite de février 1883 à mars 1885. Il reste dans l’histoire de France pour avoir gracié Alfred Dreyfus en 1899 alors qu’il était Président du Conseil (jusqu’à juin 1902), ainsi que pour avoir été le maître d’œuvre de la loi de 1901 sur les associations.

Mais Pierre Waldeck Rousseau est-il le véritable auteur de cette loi ? Si tous les historiens s’accordent aujourd’hui à reconnaître que c’est bien lui qui l’a signée, ils s’opposent, par contre, sur son rôle dans son édification. L’historien Georges Lefranc dans son livre, Histoire du mouvement syndical français, publié en 1937, affirme que cette loi est bien l’œuvre de Waldeck Rousseau. Mais Pierre Sorlin n’est pas du même avis. Ce dernier, dans la biographie (Waldeck Rousseau, Paris, Colin, 1966) qu’il consacre à cet homme politique, écrit « qu’en dehors d’une nomination d’enquête, l’action de Waldeck Rousseau a été quasiment nulle de 1883 à 1885 ». L’historien poursuit en affirmant qu‘ « il s’est juste borné à prononcer au bon moment le discours qui facilita l‘adoption du texte ».

Néanmoins, les deux historiens sont en accord sur un point : Waldeck Rousseau, comme tous les autres parlementaires dans les années 1880, a peur du socialisme montant. La légalisation des syndicats s’avère alors être un moyen d’y remédier en encadrant les ouvriers.

 A vrai dire, il faut bien admettre que la publication de cette loi officialise un état de fait. En effet, depuis 1864 et la loi sur le droit de coalition, le nombre de syndicats ainsi que les grèves ouvrières, tout comme les associations d’ailleurs, ne cessent de croître dans le paysage social français. Ainsi en 1880, on  dénombre  64 000 adhérents regroupés dans environ 500 chambres syndicales ouvrières en France dont 150 à Paris. Les patrons ne sont d’ailleurs pas à l’écart de cette évolution puisque 138 associations patronales sont recensées en France, regroupant près de 150 000 membres (contre environ 60 000 chez les ouvriers). Paris, la Capitale, joue un rôle majeur dans cette propagation syndicale. L’annuaire des Syndicats de 1884 affirme qu’il y existe cinq fédérations syndicales. Parmi les organisations créées entre 1880 et la promulgation de la loi, citons celles du livre (1881), des mineurs, des chauffeurs-conducteurs-mécaniciens, et des mouleurs de métaux (1883). Si les titres de ces fédérations soulignent leur base corporative qui les cloisonne, les isole et les dresse parfois les unes contre les autres et les rend  le plus souvent inaptes à s’adapter à la transformation des métiers bouleversés par la modernisation, la naissance des fédérations de métiers constituent pourtant un grand progrès dans l’organisation syndicale.

La loi du 21 mars 1884 n’invente donc rien : elle ne fait que légaliser un état de fait. Mais en 1884, et malgré la poussée indéniable du syndicalisme, celui reste encore faible. Alors, pourquoi cette loi ? L’accroissement des grèves (qui reste le fait d’une minorité) ainsi que l’idée de grève générale qui fait son chemin, qui correspondent à la longue dépression qui règne tant dans l’agriculture que dans l’industrie depuis 1873 (jusqu’en 1896), auquel s’ajoute un nouveau langage de la part des ouvriers qui remettent parfois en cause la société « bourgeoise » en se politisant au côté des socialistes et des anarchistes, font naître une peur certaine au sein du gouvernement en place et du monde politique dans son ensemble. Il devient donc à leurs yeux nécessaire de promulguer une loi qui, dans l’esprit du législateur, doit être moins une loi émancipatrice qu’une loi favorisant le dialogue social, évitant ainsi les débordements ouvriers qui pourraient  être emmenés par les « mauvais bergers » que sont selon Waldeck Rousseau lui-même, les courants révolutionnaires. Il s’agit donc d’une loi permettant un meilleur contrôle des meneurs, assurant l’ordre et la rationalisation des rapports sociaux.

La loi est promulguée après huit années de débats parlementaires souvent acharnés. Les premiers vrais débats suivis de propositions apparaissent dès 1876. A première vue, le temps mis pour parvenir à la publication d’une telle loi peut paraître long. Mais en réalité, cela ne l’est pas si on le compare aux trente quatre années de débats que la loi, par exemple, du 30 mars 1900, relative à la réduction du temps de travail des adultes, a nécessitées.

 Mais ces huit années de débats ne signifient aucunement l’unanimisme au moment du vote parlementaire. Si cette loi est alors approuvée par les républicains progressistes, elle est par contre rejetée par l’ensemble des monarchistes, des républicains modérés et des conservateurs.

 

 

Repost 0
Published by frederic seaux
commenter cet article
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 21:18

Article paru dans l'Humanité, le vendredi 13 mai 2011

 

 Les postiers, anonymes dans la société anonyme

En Haute-Normandie, plusieurs bureaux de poste sont en lutte contre leur direction qui supprime des postes,  aggravent les conditions de travail et les prend pour des numéros.

« Ras le bol, on est pris pour des billes par la direction ». Hier matin les douze postiers de Blangy-sur-Bresle (Haute-Normandie) fatigués par douze jours de grève consécutifs, étaient au bord de la crise de nerf. Un d’entre-eux, Vincent Michel, ne retournera pas en négociation. Excédé, il a failli tout casser la veille en fin de journée alors que les négociations achoppaient une nouvelle fois. Tous sans exception font l’amer constat d’être « pris pour des numéros » face à une direction régionale qui doit supprimer cent emplois, principalement de facteurs, avant la fin de l’année. « La faute au passage en société anonyme » pestent unanimes les grévistes, soutenus par la population et les élus de la commune qui leur apportent victuailles et argent pour tenir.

A Blangy-sur-Bresle, mais également à Tôtes et à Cany-Barville, près de Dieppe, les directions des sites de La Poste tentent par-dessus tout d’augmenter les cadences de travail en supprimant des postes ou en limitant les repos compensateurs. Ainsi à Blangy, deux postes de facteurs et autant de tournées de courriers risquent d’être prochainement supprimés dans ce canton rural qui connait, admettent les syndicats Sud et CGT, une baisse du trafic. « Mais les cadences de travail restent les mêmes », explique Hervé Grébonval, 53 ans.  « Qu’on ait cinq ou dix courriers à distribuer, il faut quand même faire les kilomètres et assurer la même tournée ». Il accuse aussi la direction de ne pas tenir compte d’un trafic qui, lui, connaît un fort développement, celui de la publicité. « On a de plus en plus de publicité  à distribuer dans les boîtes aux lettres, mais la direction n’en tien pas assez compte, dans notre pénibilité et le rythme des cadences ». A Tôtes comme à Cany-Barville,  pas de baisse du trafic, bien au contraire. Pourtant  les deux directions veulent diminuer le temps de travail des postiers « afin de diminuer les repos compensateurs, puisque les heures supplémentaires des postiers ne sont jamais payées », explique Bruno Venuat, postier cégétiste.  « C’est la course effrénée aux cadences infernales », affirme de son côté Isabelle Deve, secrétaire général de Sud PTT.

Frédéric SEAUX

Coup tordu de la direction

Jeudi soir, les négociations dans ces trois bureaux de poste étaient toujours au point mort, malgré les efforts des syndicats, prêts à revoir leurs exigences à la baisse. La direction de la Poste préfère, elle, jouer la carte du pourrissement, en payant, en heures supplémentaires, ses cadres envoyés en campagne pour distribuer eux-mêmes le courrier, multipliant ainsi les erreurs de distribution et renforçant davantage l’écœurement des postiers.

Frédéric SEAUX

Repost 0
Published by frederic seaux - dans défense du service public
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:18

Dossier paru dans le Journal d'Elbeuf ( page 5), le mardi 10 mai 2011

 

 Dossier réalisé par Frédéric SEAUX

 

 

CGT Renault-fonderie Cléon :

 

Un syndicat plus combatif que jamais

 

 Le syndicat CGT de Renault et de la fonderie de Cléon était réuni en congrès vendredi et samedi derniers au Palais des Congrès de Oissel. Le nouveau secrétariat du syndicat entend bien poursuivre son combat pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

 

 

Samedi s’est clôturé au Palais des Congrès de Oissel, le 20e congrès du syndicat CGT de l’usine Renault-fonderie de Cléon, après deux jours de débats sur les futures orientations du syndicat. Près d’une centaine de cégétistes de l’entreprise participaient au congrès. Principal syndicat du site avec 9,5 % de syndiqués sur près de quatre mille salariés que compte le site, le syndicat n’entend pas pour autant, « se reposer sur ses lauriers » et  attendre 2012 pour espérer le changement et une réorientation des réformes gouvernementales qui, selon les congressistes, touchent de plein fouet les salariés de Renault : « qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, de la réforme des retraites, de l’emploi ou encore de la politique industrielle, le gouvernement a un impact direct sur la qualité de vie des salariés », prévient Pascal Le Manach’, nouveau secrétaire adjoint du syndicat.

cgt-1.JPGLa CGT réclame des vrais emplois

De son côté, Pascal Morel, le nouveau secrétaire général, en remplacement de Gilles Cazin, insiste sur les orientations de nouveau secrétariat « qu’on a essayé de rajeunir et de féminiser », insiste-t-il. Outre la poursuite du renforcement du syndicat qui séduit de plus en plus de techniciens de plus en plus nombreux sur le site, au détriment des ouvriers de la production, Pascal Morel entend bien continuer le combat contre ce qu’il nomme la précarité de l’emploi au sein de l’entreprise cléonaise qui, comme les autres sites français, devrait prochainement embaucher. Il dénonce ainsi le recours massif aux intérimaires et aux stagiaires, payés pour ces derniers à 75% du smic sans garantie d’embauche. « Du travail, des commandes, il y en a dans cette entreprise, malgré les délocalisations », renchérit le militant qui dénonce les six mille heures supplémentaires effectuées par les salariés de l’entreprise. « Un départ en retraite, une embauche », tel est le slogan du syndicat qui soutient la démarche des communistes d’Elbeuf, ces dernières semaines, d’ouvrir un bureau d’embauche en direction de l’entreprise. La CGT s’est même lancée dans un petit calcul qui, s’il est exact, a de quoi surprendre : « Depuis dix ans et l’instauration des 35 heures, les salariés par choix mais souvent par obligation ont capitalisé du temps, faute de pouvoir toujours récupérer leurs heures. Ces heures représentent six cent cinquante emplois et près de quinze siècles de congés non pris », affirment, sûrs d’eux, Pascal Morel, et Pascal le Manach’.

cgt-6.JPGPour la CGT, la direction ne recherche qu’à faire des profits sur le dos des salariés. « Renault affiche 3,3 milliards de profits en 2010. La marque peut non seulement embaucher mais aussi assurer les départs volontaires à la retraite à 100 % et non à 75 % du salaire de base comme c’est prévu. Pour la plupart des ouvriers, c’est une perte de 400 à 500 euros par mois ». La CGT ne croit donc pas au succès des trois cents départs volontaires en trois ans voulus par la direction.

On le voit, le 20e congrès de la CGT n’a pas adouci le syndicat qui refuse d’être perçu comme un partenaire social de la direction de Renault Cléon. « Nous n’avons rien en commun et à partager avec la direction », prévient Pascal Morel, ravi que des jeunes aient rejoint le syndicat, « malgré, précise-t-il, les pressions de la direction à leur encontre».

 

Portrait

 

Pascal Morel, nouveau secrétaire général de la CGT Renault Cléon

 

« Je n’ai jamais supporté les injustices »

 

cgt-3.JPGA bientôt 49 ans, cet usineur de métier qui est entré chez Renault Cléon en 1981 juste après son service national, est devenu samedi, au terme du 20e congrès du syndicat et après deux jours d’intenses débats, le nouveau secrétaire général du syndicat CGT de l’usine Renault Cléon. Syndiqué à la CGT dès 1983, l’homme à la carrure de rugbyman a gravi avec le temps tous les échelons de son syndicat d’entreprise. Bien qu’issu d’une famille non militante, Pascal Morel a très vite rejoint la CGT parce que, dit-il, « je n’ai jamais supporté les injustices ». Nul doute d’ailleurs que l’homme doit plus sa carrière au sein de la marque au losange à son syndicat qu’à la direction « qui m’a bloqué pendant près de quinze ans comme manutentionnaire car j’étais un responsable cégétiste ». Au point, un moment donné de vouloir quitter Renault. Puis à trente cinq ans, il obtient enfin la possibilité de valider ses compétences pour passer à la production et devenir usineur.

Syndicalement, Pascal Morel est de tous les combats et de tous les mandats. Secrétaire du CHSCT, délégué du personnel, trésorier du CE puis de la CGT, jusqu’à ce week-end où il est devenu secrétaire général. Un aboutissement logique que le militant ne voit pourtant pas ainsi car il insiste pour que ce mandat soit vu comme un travail collectif avec l’ensemble de son secrétariat composé de quatorze militant(e)s. Les priorités de nouveau responsable sont multiples : renforcer la CGT au sein de l’entreprise, développer davantage le travail collectif en intégrant les nouveaux adhérents dans les démarches et les actions entreprises qui devront également faire preuve d’originalité quand le besoin s’en fera sentir. La formation en interne des militants est également un axe que Pascal Morel veut renforcer. Enfin, le nouveau secrétaire général entend bien poursuivre et appuyer également son combat contre le FN aux idées « antisociales et pro patronales ».

 

 REACTION

 

Point de vue de Robert Hazet, responsable de la section des retraités CGT de Renault Cléon.

« Je suis très satisfait de ce congrès car de nombreux jeunes ont rejoint le syndicat et pris des responsabilités. Quant aux débats, ils ont été très riches en dénonciation des mauvaises conditions de travail, mais également sur le plan de l’analyse des stratégies à mener. La nouvelle direction est dynamique et motivée. Quant à Pascal Morel, c’est un homme charismatique que je connais depuis très longtemps et qui a toute ma confiance.

Les retraités que je représente ont fait inscrire sur le texte final du congrès une revendication qui leur est chère : l’augmentation de leur retraite de trois cents euros par mois pour vivre tout simplement dignement ».

 

 

Dossier réalisé par Frédéric SEAUX

 

Repost 0
Published by frederic seaux - dans syndicat
commenter cet article
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:59

 Le livre sort mercredi prochain, le 18 mai 2011.

Passez-moi commande

Son prix : 6 euros

Chèque à libeller à l'ordre des éditions COGITO ergo sum, 23 cité Leverdier, 76350 Oisselaffiche-promotion-du-livre-sur-la-loi-de-1884.jpg

Repost 0
Published by frederic seaux
commenter cet article
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:41

Le 1er livre des éditions COGITO bientôt disponible !

 

Commandez-le dès maintenant,

les frais de port sont offerts...

 

Encore quelques jours d'attente et tous les impatients pourront se procurer le livre que je publie, sur la loi de 1884 qui a légalisé les syndicats en France.

Son sous-titre : une loi avant tout "républicaine"...

 

Et pour cause puisque cette loi a été votée avec l'arrière-pensée d'encadrer les ouvriers influencés par les courants socialistes en plein essor. Cette loi est aujourd'hui toujours la base juridique des syndicats français.

 

Le prix du livre  : 6 euros (frais de port offerts jusqu'au 15 juin). Paiement par chèque à l'ordre des éditions COGITO ergo sum (23 cité Leverdier 76350 Oissel)

Vous pouvez dès maintenant me le commander ici sur le blog  ou sur ma boîte mail professionnelle : leseditionscogito@gmail.com

A bientôt donc.

Fred. Seaux

Repost 0
Published by frederic seaux - dans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de frederic seaux
  • Le blog de frederic seaux
  • : il s'agit d'un blog sur lequel paraissent certains de mes articles publiés dans le quotidien l'Humanité et les deux hebdomadaires, La Terre et l'Humanité Dimanche. J'utilise également ce blog comme moyen d'expression sur des sujets d'actualité que je ne traite pas directement à travers mes articles. Rendez-vous également sur le blog de la maison d'édition que j'ai créée : http://editionscogitoergosum.over-blog.com
  • Contact

Recherche

Liens