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Autoliv : les syndicats font plier la direction sur les salaires
Les salariés de l’équipementier automobile suédois Autoliv de Gournay-en-Bray ( Seine- Maritime) se sont mis en grève mardi pour réclamer des augmentations de salaires au vu des bons résultats du groupe. La direction a, en partie, cédé aux revendications des grévistes.
Ca va mieux pour l'équipementier automobile suédois Autoliv. Le numéro un mondial des airbags et
ceintures de sécurité a dégagé un bénéfice net de 43,5 millions d'euros au quatrième trimestre (source Les
Echos-NDLR). Cela alors qu'il accusait encore une perte de 38,4 millions un an plus tôt. Car depuis un an
Autoliv serre les boulons. Il a ainsi annoncé la fermeture de plusieurs usines et réduit ses effectifs de 1.100
employés (hors acquisition), ramenant à 37.900 personnes le nombre de ses salariés dans le monde. La
saignée ayant été bonne, il vise désormais une croissance de ses ventes de plus de 70 % par rapport à la
même période de 2008 et une hausse de son chiffre d'affaires de 15 à 20 % par rapport à l'an dernier.
C’est dans ce contexte favorable que des salariés du site de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) se sont mis
en grève mardi en début d’après-midi pour réclamer des augmentations de salaires après deux ans de
vaches maigres en la matière et deux plans sociaux qui ont divisé par deux le nombre d’emplois sur ce site
qui en compte maintenant seulement 600.
Après quatre heures d’âpres négociations, direction et syndicats (CGT, FO, CFDT) ont signé un
accord jugé satisfaisant par Nicolas Lemoine, délégué CGT qui parle « de juste récompense au vu de tout
ce qu’on perdu les salariés depuis deux ans ». Outre la prime exceptionnelle de 100 euros net et de la
revalorisation de la prime de panier, les syndicats ont obtenu la rétroactivité depuis le 1er janvier des
augmentations de salaires consenties par le direction : 3,2 % pour les ouvriers ne bénéficiant pas de la prime
de panier, 3% d’augmentation générale pour les autres ouvriers, 1,8% en sus du 1,2 individuel pour les
salariés hors production, 2,2 % pour les cadres, ainsi que le paiement intégral des heures de grève.
Frédéric SEAUX