Je suis le plus heureux des hommes !
Ladis, mon petit protégé que j'avais en classe au lycée Colbert de Petit-Quevilly en 2007, et qui était sans-papiers, a obtenu une carte de séjour d'un an renouvelable.
Après son CAP, il a fait un bac pro qu'il a râté (on ne rattrape pas ainsi aisément sept années de non scolarisation) mais depuis, il travaille en CDD en fonderie. Il y a bon espoir que sa carte soit renouvelée jusqu'à l'obtention, un jour, d'une carte de 10 ans, mais on n'en est pas là.
Il continue à travailler son français grâce à Gérard Perrier ancien proviseur de Colbert.
Rappelez-vous : la préfecture avait juré qu'il ne serait jamais régularisé et qu'il devait retourner au Congo où il n'avait plus de famille et où il avait vu ses parents mourir devant ses yeux. A 11 ans, il avait dû, seul, s'occuper de ses petites soeurs.
On a lutté à ses côtés en organisant un parrainage grandeur nature qui avait fait du bruit à l'époque avec la présence d'élus (de gauche évidemment !), de RESF, et de Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux. Après ce parrainage, la lutte s'est poursuivie. J'avais annoncé dans les médias qu'on ne lâcherait jamais. Et on n'a jamais lâché.
Moralité : ne jamais baisser ni les bras ni les yeux, et continuer la lutte jusqu'au bout.
Merci à toux ceux qui ont aidé Ladis, ils se reconnaîtront. Quant aux autres, je ne vous méprise même pas, car cela voudrait dire que vous avez une quelconque importance pour moi. Vous êtes plus à plaindre qu'à condamner.
"Ceux qui se battent peuvent perdre; mais ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu". (B. Brecht)
Des propos plus que jamais d'actualité, non ?