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Le principal syndicat du primaire a dévoilé cette semaine la carte des suppressions de postes, département par département. Bien souvent des coupes claires auront lieu, alors même que le nombre d’élèves augmente.
On connaissait, depuis un mois et demi, le nombre global de suppressions de postes prévues à la rentrée 2011 dans les écoles (– 8 967). Depuis une semaine, les choses se sont précisées. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en a révélé la répartition, département par département, en se basant sur les chiffres officiels transmis par les autorités lors des comités techniques paritaires d’académie.
Conclusion : dans de nombreux départements, des suppressions de postes sont bel et bien programmées malgré une hausse, parfois importante, du nombre d’élèves : – 20 postes en Seine-Saint-Denis pour 2 160 élèves de plus ; – 11 dans le Val-d’Oise pour 1 409 ; – 20 dans le Rhône pour 1 229 ; – 63 dans les Bouches-du-Rhône pour 1 065 ; – 28 dans l’Hérault pour 709, ou encore – 20 dans le Val-de-Marne pour 577.
Au final, seulement neuf départements vont connaître des dotations de postes positives. « Mais celles-ci confinent au ridicule compte tenu des hausses démographiques », souligne le SNUipp. Il y aura, par exemple, la création d’un poste d’enseignant en Haute-Savoie et en Isère, pour respectivement 813 élèves et 719 élèves supplémentaires, deux en Vendée pour 336 élèves de plus, ou encore un demi-poste en Haute-Garonne pour 1 163 élèves supplémentaires…
Le SNUipp révèle également le nombre de suppressions de postes d’intervenants en langues étrangères prévues par académie. Au total, 700 disparaîtront à la rentrée 2011, alors même que Luc Chatel communique à tout-va sur la nécessité d’enseigner l’anglais aux enfants dès trois ans…
Reste à savoir, désormais, la nature précise des postes supprimés et leur répartition école par école. Une information que, prudent, le gouvernement a décidé de ne dévoiler qu’après les élections cantonales.