il s'agit d'un blog sur lequel paraissent certains de mes articles publiés dans le quotidien l'Humanité et les deux hebdomadaires, La Terre et l'Humanité Dimanche. J'utilise également ce blog comme moyen d'expression sur des sujets d'actualité que je ne traite pas directement à travers mes articles. Rendez-vous également sur le blog de la maison d'édition que j'ai créée : http://editionscogitoergosum.over-blog.com
Le comédien François Cluzet, invité sur le plateau de France 2, dimanche, a brisé le mur du silence imposé par les médias audiovisuels sur le sort du jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri. Devant le journaliste Laurent Delahousse, incroyablement ignorant de l’emprisonnement en Israël de notre jeune compatriote, et de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Cluzet, par ailleurs membre du comité de soutien à Salah, a expliqué : « Ce qui est intéressant dans le cadre de l’identité nationale dont on parle en ce moment, c’est le cas d’un type qui s’appelle Salah Hamouri. Un Français qui est en prison en Israël pour délit d’opinion. Nicolas Sarkozy a dit : “J’irai chercher n’importe quel Français quoi qu’il ait fait, où qu’il soit.” Or, Salah Hamouri est depuis quatre ans en prison en Israël ! C’est un Franco-Palestinien. Il est français de mère, palestinien de père. Et il est en prison simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation. Personne n’en parle ! C’est un Français ; on parle d’identité nationale ; ça fait quatre ans qu’il est en taule et personne n’en parle ! (…) Il y a un comité de soutien pour ce Salah Hamouri, qui va de l’UMP au NPA. Donc, ce n’est pas une histoire politique. C’est l’histoire qu’un de nos concitoyens est en taule depuis quatre ans dans un pays où apparemment on dit aux Français : “C’est notre affaire !” (…) Il est en prison, il faut le faire sortir. » Les paroles de François Cluzet ont visiblement fait mouche puisque le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), derrière lequel se cache un organisme de défense d’Israël, a porté l’affaire devant le CSA parce que ces propos seraient « un plaidoyer en faveur de la libération du terroriste franco-palestinien » (sic). Laurent Delahousse a expliqué à François Cluzet : « Je vous garantis qu’on va essayer d’aller un peu plus loin. En tout cas de s’y intéresser pour savoir. » On ne saurait donc trop lui conseiller de lire l’Humanité
Pierre Barbancey