Vendredi 20 novembre 2009

 « La situation des enfants en France est très préoccupante ».

 

 

Robert Pagès, ancien sénateur communiste, revient sur la journée des droits de l’enfant qui fête ses 13 ans cette année, dont il fut le rapporteur et premier signataire de la loi votée par le parlement en 1996.

 

Quelle est l’origine de cette journée nationale des droits de l’enfant instaurée chaque 20 novembre en France ?


La convention internationale des droits de l’enfant avait institué en 1989 une journée internationale fixée au 20 novembre. L’idée a donc été émise d’instaurer une journée nationale. Mais cette loi doit beaucoup en amont aux nombreuses associations, aux syndicats d’instituteurs, et au président du tribunal pour enfant de Bobigny de l’époque qui au cours des nombreuses discussions avec les élus, notamment communistes, souhaitaient une telle journée nationale. J’ai été nommé rapporteur alors que le gouvernement était de droite. Il s’agissait d’un texte consensuel qui permettait donc au gouvernement de ne prendre aucun risque en en confiant l’initiative à parlementaire communiste. Et j’ai peut-être été choisi car en tant qu’instituteur, dont je rappelais ma profession à chacune de mes interventions publiques, j’avais peut-être une certaine légitimité à parler des droits de l’enfant. La loi qui ne comporte qu’un seul article a été votée à l’unanimité.


Quelle est encore aujourd’hui sa portée réelle ?

Cette loi est symbolique avant tout : elle marque la volonté affirmée de reconnaître les enfants comme des citoyens en devenir qui ont eux aussi des droits imprescriptibles. Mais elle donne aussi concrètement la possibilité aux associations, aux enseignants de bénéficier d’une journée afin de sensibiliser la société aux droits de enfants. Et aujourd’hui, de nombreuses écoles retiennent ce jour pour en discuter. « Les Amis de l’Humanité » ont d’ailleurs retenu ce thème sur leur stand lors de la prochaine Fête de l’Humanité qui se tiendra à Rouen les 28 et 29 novembre prochains. Evidemment, cette journée n’est pas une baguette magique : les associations doivent s’en saisir car ce n’est pas l’actuel gouvernement qui va la mettre en avant.


Justement quel est votre regard aujourd’hui sur l’action du gouvernement vis-à-vis des droits des enfants?

Ce gouvernement détruit tout ce qui a été construit en la matière. C’est d’abord la remise en cause de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs. Quand Sarkozy dit qu’il veut en finir avec les acquis de 1945, il pense aussi à la protection des enfants en matière pénale. Et puis dernièrement, n’oubliez pas que la défenseure des enfants a appris dans la presse que son institution allait être démantelée. Le gouvernement n’avait pas apprécié certaines de ses positions. Surtout celle qui recommandait que les enfants de parents en situation irrégulière ne soient pas incarcérés en centre de rétention, mais placés avec les parents en résidence surveillée. Et puis, je rappellerais tout de même que chaque année en France des centaines de milliers d’enfants ne partent pas en vacances, que les principales victimes de la pauvreté en France concernent les enfants, comme l’a rappelé récemment ATD Quart Monde : 2,5 millions d’enfants de moins de 18 ans sont concernés. Que dire aussi des enfants handicapés que beaucoup d’écoles publiques ne peuvent pas accueillir faute de structures et de moyens suffisants. La situation des enfants en France est très préoccupante.


Entretien réalisé par Frédéric SEAUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par frederic seaux - Publié dans : interview
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Samedi 14 novembre 2009

 Article publié  dans L'Humanité, mardi 10 novembre 2009

Le cas Salah Hamouri enfin 
évoqué à France 2

Le comédien François Cluzet a profité de son invitation sur la chaîne publique pour parlé du jeune Franco-Palestinien emprisonné, depuis quatre ans en Israël. Laurent Delahousse découvre le dossier.

Le comédien François Cluzet, invité sur le plateau de France 2, dimanche, a brisé le mur du silence imposé par les médias audiovisuels sur le sort du jeune Franco-Palestinien 
Salah Hamouri. Devant le journaliste Laurent Delahousse, incroyablement ignorant de l’emprisonnement en Israël de notre jeune compatriote, et de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Cluzet, par ailleurs membre du comité de soutien à Salah, a expliqué  : « Ce qui est intéressant dans le cadre de l’identité nationale dont on parle en ce moment, c’est le cas d’un type qui s’appelle Salah Hamouri. Un Français qui est en prison en Israël pour délit d’opinion. Nicolas Sarkozy a dit  : “J’irai chercher n’importe quel Français quoi qu’il ait fait, où qu’il soit.” Or, Salah Hamouri est depuis quatre ans en prison en Israël  ! C’est un Franco-Palestinien. Il est français de mère, palestinien de père. Et il est en prison simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation. Personne n’en parle  ! C’est un Français  ; on parle d’identité nationale  ; ça fait quatre ans qu’il est en taule et personne n’en parle  ! (…) Il y a un comité de soutien pour ce 
Salah Hamouri, qui va de l’UMP au NPA. Donc, ce n’est pas une histoire politique. C’est l’histoire qu’un de nos concitoyens est en taule depuis quatre ans dans un pays où apparemment on dit aux Français  : “C’est notre affaire  !” (…) Il est en prison, il faut le faire sortir. » Les paroles de François Cluzet ont visiblement fait mouche puisque le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), derrière lequel se cache un organisme de défense d’Israël, a porté l’affaire devant le CSA parce que ces propos seraient « un plaidoyer en faveur de la libération du terroriste franco-palestinien » (sic). Laurent Delahousse a expliqué à François Cluzet  : « Je vous garantis qu’on va essayer d’aller un peu plus loin. En tout cas de s’y intéresser pour savoir. » On ne saurait donc trop lui conseiller de lire l’Humanité

Pierre Barbancey

Par frederic seaux - Publié dans : papiers des journalistes de l'Humanité
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Vendredi 13 novembre 2009

OQTF

 

Quatre lettres menaçantes

Quatre lettres en haut d’un arrêté

Quatre lettres qui mettent fin à tout espoir de vie meilleure

Loin de la peur

Loin d’enfants qui meurent.

 

OQTF : Obligation de Quitter le Territoire Français

Le monde n’est pas parfait

Tu le savais.

Mais de là à ce que le pays de Du Bellay

Te dise « du balai ! »,

Alors que pendant des décennies

Tes frères de couleur

L’ont utilisé

Souvent dans la douleur

Mais toujours en gardant leur honneur.

 

Alors que pendant des lustres

Tes ancêtres ont défendu, combattu

Pour un pays gouverné aujourd’hui par une bonne cargaison de faux culs

Tu as eu beau le raconter, le crier au Préfet, au juge du tribunal,

Ils s’en foutent pas mal :

 

Tu n’as plus de parents depuis l’âge de 10 ans.

Tu as tes deux sœurs de 13 et 15 ans

Qui sont désormais un peu tes enfants.

 

De tes parents, tes sœurs n’ont pas d’images.

Toi, tu les cherches tous les jours dans les nuages.

Tu leur demandes de t’envoyer un soutien, un message.

Tu les as vus pour la dernière fois au village

Tu as assisté au carnage.

Tu cherchais ton Bon Dieu dans les parages

Il avait dû se faire la malle, partir en voyage.

 

Tu as vu tes parents se faire massacrer.

Tu pensais que le Préfet et le juge seraient sensibilisés ?

 Mais tu t’es retrouvé sans papiers.

« Désolé l’immigré, pour toi c’est retour  at home »,

Et pas question du pays des droits de l’homme.

 

Depuis, tu n’as pas seulement la flippe

De ne pas toucher ton fric

Du trésor public.

 

Tu as également la frousse

D’un Etat policier à tes trousses

Qui te dit : « retourne dans ta brousse ! »

Alors que toi,

Tu rêves.

 

Tu ne rêves que d’un toit

D’une chambre pas plus grande que celle du CROUS.

D’un métier

Que tu n’exerceras qu’avec des papiers

Car dans deux ans

Tu auras le diplôme suffisant

Pour faire un boulot que de nombreux céfran

Refusent avec un ton condescendant.

 

Mais moi, peu m’importe que tu viennes de Brazzaville, de Nasheville ou de Belleville.

Je ne peux pas te promettre que tu obtiendras des papiers

Et que tu pourras vivre dans la sérénité

Et la joie

Aux côtés de tes sœurs Horlane et Ymelda

 

Je peux seulement te promettre que je ne te laisserai pas tomber.

Ce n’est pas de ma part un acte courageux, valeureux.

Pas non plus un acte qui mérite que je sois décoré, remercié.

C’est juste une réaction saine

Contre la haine.

C’est la preuve que je suis encore un être humain

Qui refuse un monde malsain

Ou la seule loi d’airain

Pour les étrangers

Serait un ADN compatible

Un compte en banque bien rempli

Et un bac plus 5 en poche.

 

Quand j’étais petit, mon instit m’avait montré qu’au début de la vie

La Terre n’était qu’un seul pays.

Cela s’appelait la Pangée.

J’ai alors compris l’origine de l’humanité.

 

Je proposerais bien

A Nicolas, monsieur « bling bling »

A Besson, son complice

Au Préfet, ce benêt

De retourner à l’école,

Non pas pour réviser la bataille d’Arcol

Mais pour qu’ils réapprennent par coeur

Les B-A-BA de la solidarité.

Je voudrais bien les rendre plus humains.

 

Finalement à bien y réfléchir, je préfère encore tenter d’instruire mon chien.

Car lui, au moins, il est humain : il ne te veut que du bien.

 

 

Par frederic seaux - Publié dans : slam
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Vendredi 13 novembre 2009

Double peine…


 

Peu importe ce que vous avez fait

Vous avez été jugés et condamnés

Pour certains, à perpétuité

Pour un crime ou un délit

Que maintenant vous regrettez.

 

Qui suis-je pour vous juger ?

Un avocat ? Un magistrat ?

Je ne suis qu’un simple enseignant

Qui a vos côtés trouve le milieu carcéral écoeurant.

Pas seulement pour vous

―Certains diront que vous l’avez mérité

Et ils espèrent d’ailleurs que vous souffrez―.

Pas seulement pour vous,

Mais aussi pour vos petits bouts de chou

Vos familles et vos amis

Qui eux n’ont rien commis

Et qui sont pourtant condamnés, humiliés

A devoir attendre des heures comme des prisonniers,

Avant de pouvoir vous embrasser, ou simplement, seulement, vous parler.

 

 

Ils subissent la double peine

Et parfois de l’administration carcérale, la haine

Qui fait de vous,

A petit feu des fous,

Des bombes à retardement.

Et tant pis pour le moment

Où il sera l’heure pour vous de sortir,

De tenter de refaire votre vie.

Vous serez alors meurtris, anéantis

Par tant d’années d’humiliation, de frustration.

 

Vous ressortirez avec l’envie de vous faire une situation.

Mais alors rapidement,

Vous trouverez sur votre passage

Des enfants pas sages

Qui vous proposeront de nouveau le naufrage.

Vous voudrez résister, vous demanderez qu’on vous aide

On vous promettra un stage,

Seulement si vous êtes sage.

 

Le rarissime patron

Qui répondra à votre lettre de motivation

Sera froid comme un glaçon

En apprenant que vous sortez de prison,

Alors que dans le même temps, en creusant un peu,

J’suis sûr qu’il a quelques pourris dans ses relations

qui fréquentent son salon

Et que vous auriez pu les croiser en détention

Ou les avoir en cellule comme compagnons.

 

Il hésitera tout de même

Car sa charité chrétienne ordonne qu’il aime son prochain,

Même si celui-ci n’est pas aussi bien que ses copains

Et qu’il ne connaît pas la messe en latin.

Mais il vous embauchera

Vous ne devrez pas être trop regardants sur vos contrats.

Vous oserez réclamer le respect de vos droits !

Vos droits ? Quels droits ?

Il sous-entendra que vous êtes mal placé pour en parler.

Vous serez pour lui, à jamais, un condamné.

 

Vous resterez, à ses yeux, un danger imminent.

Au moindre délit aux alentours,

Au moindre braquage aux environs

Il fera de vous le coupable évident.

Vous aurez beau dire « C’est pas moi »,

La société bien pensante, bien propre sur elle, sera en émoi

Et réclamera votre incarcération pour l’éternité.

Certains iront de leur couplet : «  Faut pas les laisser sortir,  il faut les faire souffrir.

Ils n’ont pas à avoir la télé, et tant pis pour eux s’ils se font… ».

 

Heureusement qu’en prison

On n’y met pas tous ces cons.

Car là, c’est sûr,

Y’aurait vraiment surpopulation.

 

Alors moi, au lieu de les écouter,

Je préfère passer

Mes mercredis

Après-midi

A vos côtés.

Mon objectif

N’est pas seulement de vous faire passer le certif’,

Mais de vous permettre d’avoir des objectifs,

D’apporter un correctif,

De vous aider à réparer

Les erreurs passées.

 

Rien n’est moins facile

Car même si vous êtes subtils,

Et que vous êtes devenus raisonnables,

Il y a en prison des impondérables

Qui rendent votre vie insupportable

Et vos efforts insurmontables.

 

Mais de cela

La société ne s’en émeut pas.

Elle voit dans votre incarcération

Un progrès de la civilisation,

Une supériorité de l’humanité sur la barbarie,

Car la prison vous punit.

Vous permet-elle de vous réinsérer ?

Question idiote, me répondra t-on, « tu es hors sujet ».

Et pourtant, c’est pour moi, la seule question qui vaille la peine d’être posée.

 

Mais il faut que je redescende sur terre,

Que je retrouve ma petite vie pépère.

A regarder TF1,

Comme un bon crétin.

Pardon, je voulais dire « un bon citoyen, un bon sarkozyen ».

 

Sinon ?

Sinon… on va moi aussi venir m’arrêter

Me juger,

Me condamner à de la prison.

Pour quelle raison ?

Pour incitation

A la réflexion

Sur l’utilité des prisons.

Par frederic seaux - Publié dans : slam
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Vendredi 13 novembre 2009

Nicolas,

J’te kiffe pas

 

Ton sourire

Me fait bouillir

Presque vomir

Parce qu’avec toi, le peuple peut s’attendre au pire.

 

On fait assurément partie de la même planète

Mais pas du même monde.

Moi, j’en veux un qui soit solidaire

Toi, tu le veux constamment en guerre

Comme Georges Bush, ton spirituel de père.

 

 

Tu rêves d’un remake social à la Thatcher

Mais je te préviens : ici on n’est pas en Angleterre.

Ici, c’est la patrie de Voltaire

Qui a déclaré un jour après une période séculaire

Qu’on était désormais tous frères.

Hors de question alors de se faire nettoyer au karcher.

 

Mais je sais que tu es sérieux

Quand tu dis que tu vas nettoyer la banlieue.

Le seul souci Sarkozy

C’est que tu ne prends pas le problème à la racine.

Essaie plutôt de comprendre comment ils sont tous arrivés là

Et pourquoi certains, une minorité, en sont arrivés là.

 

Cela devrait t’interpeller

Toi qui avec prétention,

Tu as ici d’ailleurs toute mon admiration,

Te réclame de l’immigration.

 

Rappelle-toi, quand tu auras cinq minutes

Et même si cela te rebute,

Que ta famille comme la leur

A connu l’horreur

 

Et que si la France

N’avait pas écouté ses souffrances

Si elle ne lui avait pas offert l’Etat Providence

Que tu veux supprimer désormais que tu es à la présidence

 

Tu serais aujourd’hui encore en Hongrie

En train de te demander

A quoi sert la vie

Si c’est pour vivre ainsi.

 

 

Je sais bien que je ne te fais pas peur

Que pour toi, je compte pour du beurre.

Sois pourtant certain que toujours je serai opposé,

Sous prétexte de retour à l’autorité,

A ce que mes élèves soient obligés

De se lever

Dès que je ferai mon entrée.

 

On ne construit pas Nicolas

Une société ou seule l’autorité

Aurait valeur de loi.

On la construit sur la confiance entre les générations

Sur la réciproque admiration

Et non pas sur la flagellation, la délation et l’humiliation.

 

Et ce n’est pas avec ton ministère de l’identité nationale et de l’immigration

Qui taira les horreurs de la colonisation

Que tu susciteras chez eux la satisfaction.

 

Ce n’est pas non plus en nous demandant de leur faire chanter la Marseillaise

Qu’elle pourra prendre ta mayonnaise.

Ne ressens-tu pas d’ailleurs un malaise

A écouter ses paroles guerrières d’une autre ère

Qui ravivent les blessures

Et qui ouvrent la porte à toutes les ordures ?

 

C’est plutôt en évitant que leurs parents

Soient considérés comme des perdants

En étant licenciés au bout de vingt ans

De travail éreintant

Au nom de la rentabilité financière

Voulue par les actionnaires

Et ce CAC 40 de galère.

 

Et c’est surtout en offrant un avenir à cette jeunesse

En formant cette jeunesse pour l’avenir

Que non seulement on évitera le pire,

Mais surtout qu’on construira cet empire

Où chacun trouvera sa place

Sans plus jamais prendre en pleine face

Qu’il est une feignasse

Parce que sans boulot, il vit d’assistanat

Et que dans notre société, il n’a plus sa place.

 

« Pardonne-moi si je te dis tu

Je dis tu à tous ceux que j’aime », écrivait Prévert.

Mais moi, moi je ne t’aime pas

Je ne te hais pas

Rassure-toi.

Je te jugerai sur tes actes

Mais attends-toi à mes tacles.

Jamais devant mes élèves

Car je veux que leur conscience s’élève.

Et ce n’est pas en leur bourrant le crâne avec mes idées

Qu’ils apprendront par eux-mêmes à penser.

 

Ma seule arme est ma profession

Où je ne leur apprends pas l’amour de la nation

Mais plutôt que la terre n’est qu’un seul pays

Où lorsqu’un homme enchaîné crie

Ils doivent crier aussi

Contre cette monstruosité

Qui date de milliers d’années.

 

Alors oui je sais,

Je sais que je n’arriverai pas à t‘impressionner.

Mais fais attention

Car les jeunes d’aujourd’hui,

Et les moins jeunes aussi

Se lancent dans le slam

Qui est la meilleure arme

Contre ta condescendance

Et contre l’ignorance.

Par frederic seaux - Publié dans : slam
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